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•¯`v´¯[ - Grand Corps Malade - ]¯`v´¯•

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grandcorpsmalade

Description :

Salut et Bienvenue sur le Blog du Grand Slameur : Grand Corps Malade !
Venez découvrir sa biographie, la définition du mot "slam", des photos,...

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  • Création : 03/12/2005 à 01:13
  • Mise à jour : 03/12/2005 à 01:27
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Ses archives (5)

  • - Slam : "Il a fait nuit toute la journée" -
    Dîtes moi d'où vient ce phénomène qui mène...
  • - Slam : "Je dors sur mes 2 oreilles" -
    J'ai constaté que la douleur était une...
  • - Slam : "Enfant de la Ville" -
    J'avoue que c'est bon de se barrer à la...
  • - C'est quoi le slam ? -

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- Biographie -

Grand Corps Malade est né le 31 juillet 1977 sous le prénom de Fabien, sous le soleil de Seine-Saint-Denis, sous le signe du lion et sous les yeux de sa mère qui, déjà à l'époque, lui donne un surnom composé de trois mots : Petit Chaton Bleu.
Très vite, les mots lui viennent facilement. Il chante, raconte des histoires et passe déjà de nombreux coups de téléphone.
Grand Corps Malade est Polo pour son père avec qui il va courir de temps en temps au parc de la Courneuve.
Il est Fab pour sa soeur avec qui il monte des pièces de théâtre et joue à Intervilles pendant les vacances.
Fab pour Kiki, Mathieu et Patrice avec qui il joue au foot Allée Verte.
Fab pour Samy, Brahim et Bally avec qui il joue au basket à Delaune.
Quand il est grand, Fab veut faire prof de sport avec Audrey et Toussaint. Mais il prend l'hélico pour l'hosto.
Alors, pendant un temps, il a un vrai travail avec François et Robert.
Finalement, en 2003, il devient Grand Corps Malade aux côtés de John Pucc'Chocolat et du collectif 129H, avec qui il devient un activiste des scènes slam.
Pendant 2 ans, il arpente toutes les scènes ouvertes des petits bars parisiens pour partager ses textes a capella, dans la plus pure tradition slam.
Il remporte les premiers grands tournois de slam (Bouchazoreill' à la Boule Noire puis au Trabendo, Slam United à la Java...)
Il participe à plusieurs émissions de radio (France Culture, France Inter, Europe 1, Génération) et de télé ('Tout le monde en parle' sur France 2, mais aussi sur Paris Première, France 5 et Direct 8).
Depuis septembre 2004, avec son pote John Pucc', il anime Slam'Alikoum, les soirées slam mensuelles du Café Culturel de Saint-Denis.
En 2004, avec John Pucc', Droopy et Techa et les 129H, il forme « Le Cercle des Poètes sans Instru » pour une création de poésie urbaine que ces 7 slameurs proposent dans de nombreux festivals.
Depuis 2 ans, il a fait de la scène son terrain de jeu favori et multiplie les spectacles et récitals Slam :
En solo au Réservoir (octobre – novembre 2005), 1ère partie de Mouss et Hakim à la Boule Noire (2005), 1ère partie de Cheb Mami sur le parvis du stade de France (2005), Francophonies en Limousin (2005), Festival d'Aurillac (2005), Festival Zebrock (2005), Festival Hip Hop de Saint-Denis (2004), spectacle « Slam Opéra » au Théâtre de la Main d'Or (2003).
Début 2005, Grand Corps Malade fonde l'association "Flow d'encre", structure sur laquelle il s'appuie pour animer des ateliers d'écriture/slam auprès de municipalités, centres sociaux, établissements scolaires...
Jusqu'en juin 2006, il participe avec D' de Kabal, Hocine Ben, Gérard Mendy et Félix Jousserand au projet "93 Slam Caravane", ateliers d'écriture et scènes slam itinérantes dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis.
Il anime également des ateliers slam pour "La Maison des Ados" de l'hôpital Avicenne à Bobigny.
Fin 2005, il entre en studio avec S Petit Nico (compositeur) et plusieurs autres musiciens pour enregistrer ses textes en musique.
Sortie de l'album prévue début 2006.
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#Posté le samedi 03 décembre 2005 01:17

- C'est quoi le slam ? -

Il y a évidemment autant de définitions du slam qu'il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam.

Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :

- les textes doivent être dits a capella ("sinon c'est plus du slam" ?)

- les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c'est 5 minutes...)

- dans les scènes ouvertes, c'est "un texte dit = un verre offert" (sauf quand le patron du bar n'est pas d'accord...)

Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c'est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C'est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots.

Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment... Un moment d'écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.


enfin bon, moi je dis ça...

Grand Corps Malade


Un Slam de Grand Corps Malade sur la définition du "slam" :

C'est quoi, c'est qui, ces mecs chelous qui viennent pour raconter leur vie
C'est elle, c'est lui, c'est moi, c'est nous, on vient même si t'as pas envie
Mais si t'écoutes un tout petit bout, p't-être bien que t'en sortiras ravi
Et ça c'est important pour nous, c'est grâce à ça qu'on se sent en vie

J'aime ces attaques un peu surprise, c'est un attentat verbal
On a faim de se faire entendre, moi j'ai l'appétit cannibal
Certains diront que c'est un peu naze et d'autres que c'est franchement d'la balle
Quoi qu'il se passe on poursuivra mais crois pas que ton avis m'est égal

Capable de faire irruption dans des endroits inattendus
Dans des bars et des théâtres, tu nous a déjà entendus
Mais on a déboulé aussi dans des collèges, dans des lycées
Dans des squares et dans la rue, on a posé, toi-même tu sais

Le principe est clair : lâcher des textes là ou et quand tu t'yattends pas
Claquer des mots un peu partout et que ça pète comme un attentat
Dans des salles ou en plein air, laisser des traces, faire des ravages
Va demander au 129H ce qu'on appelle le slam sauvage

On pose des textes énervés, ou de geon-pi sentimental
On aborde un peu tous les thêmes avec ou sans instrumental
Mentalement prêt à proposer partout un intermède vocal
Une interruption sonore, un homicide amical

Si je vois de l'écoute dans tes yeux, je voudrai te dire merci
Et tu pourras me croiser partout sauf sur la scène de Bercy
J'ai des paroles pour te réveiller et j'en ai pour te bercer
Je te les offre sous les projecteurs ou dans le RER C

Le plaisir de capter des regards un peu destabilisés
Qui se disent ceux-là, ils ont pas peur de se ridiculiser
Le plaisir de capter des regards parfois remplis d'émotion
Dans ces cas là, on sait qu'on a passé le test avec mention

On prend la parole à l'apéro et on la prend au dessert
Mais si les plus sceptiques nous disent "mais à quoi ça sert ?"
A pas grand chose c'est vrai, j'avoue, si ce n'est à partager
Des bons mots, des bons moments et des lyrics enragés

C'est un poème, c'est une chanson, c'est du rap ou du slam
Ferait tellement plaisir qu'après ce texte tu t'enflammes
Appelle ça un ego-trip ou appelle ça du freestyle
On est solide comme de la brique et fragile comme du cristal

Les mots sont nos alliés, on les aime comme maître Capello
Puis on les laisse s'envoler en musique ou a capella
Et comme des flèches ils tracent, lancés par nos cordes vocales
Puis on les entend résonner comme une bombe dans un bocal

On arrive comme un accident dans des endroits insolites
Tu nous verras souvent en groupe, on vient rarement en soliste
Et même si tu te sens à l'abris, il faut jamais que tu t'emballes
Tu peux subir à tout moment, un attentat verbal

Maintenant tu sais qui c'est, ces mecs chelous qui viennent pour raconter leur vie
C'est elle, c'est lui, c'est moi, c'est nous, on vient même si t'as pas envie
Mais si t'écoutes un tout petit bout, p't-être bien que t'en sortiras ravi
Et ça c'est important pour nous, c'est grâce à ça qu'on se sent en vie
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#Posté le samedi 03 décembre 2005 01:21

- Slam : "Enfant de la Ville" -

J'avoue que c'est bon de se barrer à la mer ou à la campagne
Quand tu ressens ce besoin, quand ton envie de verdure t'accompagne
Nouvelles couleurs, nouvelles odeurs, ça rend les sens euphoriques
Respirer un air meilleur ça change de mon bout de périphérique
Est-ce que t'as déjà bien écouté le bruit du vent dans la forêt
Est-ce que t'as déjà marché pieds nus dans l'herbe haute, je voudrais
Surtout pas représenter l'écolo relou à 4 centimes
Mais la nature nourrit l'homme et rien que pour ça faut qu'on l'estime
Donc la nature je la respecte, c'est peut-être pour ça que j'écris en vers
Mais c'est tout sauf mon ambiance, j'appartiens à un autre univers
Si la campagne est côté face, je suis un produit du côté pile
Là où les apparts s'empilent, je suis enfant de la ville
Je sens le c½ur de la ville qui cogne dans ma poitrine
J'entends les sirènes qui résonnent mais est-ce vraiment un crime
D'aimer le murmure de la rue et l'odeur de l'essence
J'ai besoin de cette atmosphère pour développer mes sens

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J'aime la foule quand ça grouille, j'aime les rires et les cris
J'écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je trempe ma plume dans l'asphalte, il est peut-être pas trop tard
Pour voir un brin de poésie même sur nos bouts de trottoirs
Le bitume est un shaker où tous les passants se mélangent
Je ressens ça à chaque heure et jusqu'au bout de mes phalanges
Je dis pas que le béton c'est beau, je dis que le béton c'est brut
Ca sent le vrai, l'authentique, peut-être que c'est ça le truc
Quand on le regarde dans les yeux, on voit bien que s'y reflètent nos vies
Et on comprend que slam et hip-hop ne pouvaient naître qu'ici
Difficile de traduire ce caractère d'urgence
Qui se dégage et qu'on vit comme une accoutumance
Besoin de cette agitation qui nous est bien familière
Je t'offre une invitation pour cette grande fourmilière
J'suis allé à New York, je me suis senti dans mon bain
Ce carrefour des cultures est un dictionnaire urbain
J'ai l'amour de ce désordre et je ris quand les gens se ruent
Comme à l'angle de Broadway et de la 42ème rue

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J'aime la foule quand ça grouille, j'aime les rires et les cris
J'écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je me sens chez moi à Saint-Denis, quand y'a plein de monde sur les quais
Je me sens chez moi à Belleville ou dans le métro New-yorkais
Pourtant j'ai bien conscience qu'il faut être sacrément taré
Pour aimer dormir coincé dans 35 mètres carrés
Mais j'ai des explications, y'a tout mon passé dans ce bordel
Et face à cette folie, j'embarque mon futur à bord d'elle
A bord de cette pagaille qui m'égaye depuis toujours
C'est beau une ville la nuit, c'est chaud une ville le jour
Moi dans toute cette cohue je promène ma nonchalance
Je me ballade au ralenti et je souris à la chance
D'être ce que je suis, d'être serein, d'éviter les coups de surin
D'être sur un ou deux bons coups pour que demain sente pas le purin
Je suis un enfant de la ville donc un fruit de mon époque
Je vois des styles qui défilent, enfants du melting-pot
Je suis un enfant tranquille avec les poches pleines d'espoir
Je suis un enfant de la ville, ce n'est que le début de l'histoire

Grand Corps Malade
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#Posté le samedi 03 décembre 2005 01:26

- Slam : "Je dors sur mes 2 oreilles" -

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai décidé de changer de thème
D'embrasser le premier connard venu pour lui dire je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles

Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'½il du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J'ai envie d'être au c½ur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

Grand Corp Malade
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#Posté le samedi 03 décembre 2005 01:27

- Slam : "Il a fait nuit toute la journée" -

Dîtes moi d'où vient ce phénomène qui mène tout droit à l'impasse
Qu'est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière
J'ai besoin d'aide encore une fois et ce sera pas la dernière
Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c'est normal
Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu'est bien et ce qu'est mal
C'est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
Messieurs Dames aujourd'hui, il a fait nuit toute la journée
Je n'ai pas senti de chaleur s'épanouir au-dessus de nos têtes
Je n'ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres
Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe
Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe
Je vois plus les oiseaux s'envoler, tous ces petits trucs qui m'émerveillent
Je sens plus les nuages s'enrouler, le soleil a perdu son réveil
Si ça se trouve c'est grave la terre s'est peut-être arrêtée de tourner
Messieurs Dames aujourd'hui, il a fait nuit toute la journée
Pourtant les gens autour de moi n'ont pas l'air d'être étonnés
Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner
Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger
La lune nous nargue en plein midi ça n'a pas l'air de vous déranger
Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau
Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut
Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu'il fait nuit dans ma tête
J'ai l'impression que le monde est vieux et qu'y a que moi que ça inquiète
Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude
Il a fait nuit toute la journée mais ce n'est plus une certitude
Peut-être que tout va bien et que l'instant n'a rien de fatal
Et qu'il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental
Maintenant il faut que je me reprenne et que j'arrête mes histoires
J'attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir
Mais je n'oublie pas qu'il est possible que ce soit l'hiver toute l'année
Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée
Le poète est un grand mytho qui s'invente des thèmes
Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu'on lui dise je t'aime
Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
Il a fait nuit toute la journée, j'espère que vous ne m'avez pas cru
Ce n'est qu'un thème de plus pour mentir impunément
Je pense donc je suis, j'écris donc je mens
Y'a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m'applaudissez
C'est que ça vous plaît quand je mens... donc je vais sûrement recommencer.

Grand Corps Malade
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#Posté le samedi 03 décembre 2005 01:28

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